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Histoire des pratiques chirurgicales

  • Crâne trépané de la sépulture néolithique ancien d’Ensisheim « Les Octrois ». La trépanation circulaire sur l’os frontal a été réalisée par raclage de l’os. Sur les os pariétaux, l’ouverture  quadrangulaire a été réalisée par sciage.

Bibliographie 

ALT K. W., JEUNESSE C., BUITRAGO-TELLEZ C. H., WÄCHTER R., BOËS E., PICHLER S. L. (1997) — Evidence for stone age cranial surgery. Nature, 387, 360.

BOËS E. (2005) Les techniques de trépanation en Alsace au cours du néolithique. In Histoire(s) de squelettes : archéologie, médecine et anthropologie en Alsace. SCHNITZLER B., LE MINOR J.-M., LUDES B., BOES E. (dir.) Strasbourg : Ed. des Musées de la Ville de Strasbourg, 2005, pp. 222-224. 

BOËS E ., JEUNESSE C., ALT K.W. (1998) — Deux interventions anthropiques dans une sépulture du Néolithique ancien, à Ensisheim (Haut-Rhin). INTERNEO, 2, 29-38.

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Figure 1 : restitution scanner du crâne avec les deux trépanations (Department of Diagnostic Radiology, Freiburg University).

 

Histoire de l’embaumement

  • Si les funérailles royales attestent bien des pratiques d’embaumement au moins depuis le IXe siècle en France, les techniques utilisées demeurent encore bien mal connues. Il est vrai que le climat tempéré de l’Europe ne facilite pas cette recherche. La fréquente dégradation des corps embaumés réduit en effet les possibilités d’analyse des types d’ouverture et d’éviscération des individus. Lorsqu’il ne reste que le squelette, seules les traces qui ont marqué les ossements peuvent correspondre à ce type d’intervention. Hormis quelques études de momies naturelles, celles concernant les corps embaumés demeurent donc encore fort rares. Si un examen des ossements permet de recueillir des informations précieuses à ce sujet, ces indices recueillis lors de la fouille des églises, des cimetières, voire des ossuaires, ne permettent pas encore de détailler toute la variabilité des modes opératoires. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles la question des techniques d’embaumement pratiquées en Europe est encore trop souvent abordée en priorité à partir des textes de chirurgiens de l’époque moderne. Ce rapide aperçu de la réflexion démontre donc tout l’intérêt des préparations corporelles conservées. Dans cet ordre d’idée, l’examen d’une tête et de deux avant-bras momifiés, dits de Pierre de Hagenbach, est l’occasion de compléter les connaissances acquises sur des techniques opératoires pratiquées en Europe avant le XIXe siècle[1]. Conservées au Musée d’Unterlinden de Colmar[2] depuis la fin du XVIIIe siècle, ces préparations corporelles volontaires figurent parmi les plus anciennes mentionnées dans des sources d’archives dans les collections françaises. 



[1] Le XIXe siècle est une limite chronologique pour l’étude de l’embaumement, car il voir le développement intensif et l’utilisation courante des traitements chimiques pour conserver les corps.

[2] Inv. Musée d’Unterlinden : Histoire 1853.1.1.

Bibliographie

BOËS E. (2005) La tête dite de pierre de Hagenbach. In Histoire(s) de squelettes : archéologie, médecine et anthropologie en Alsace. SCHNITZLER B., LE MINOR J.-M., LUDES B., BOES E. (dir.) Strasbourg : Ed. des Musées de la Ville de Strasbourg, pp. 281-282. 

GEORGES P. (2006) – L’embaumement médiéval des nantis. Pour La Science, Dossier n° 50, janvier/mars 2006, 98-101. 

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Figure 1 : la tête momifiée de Colmar sur son socle réalisé à la fin du XVIIIe siècle (photo E. BOËS).

 

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